mercredi 28 octobre 2009

L'argent pourrit tout

Monsieur Martineau du Journal de Montréal suggérait, dans un article du 25 octobre 2009, que tous les candidats à une élection aient le même budget.
C'est une solution qui augmenterait les dépenses de l'État.

Voici ma solution:
Une façon de mettre tous les candidats sur un pied d'égalité, est de considérer tous les postes de maires, de conseillers, de ministres, de députés ou d'administrateurs de sociétés d'États, comme un service civil obligatoire.

Tout individu est susceptible d'être appelé pour servir l'État.
Un peu comme les membres d'un jury que l'on appelle au hasard.

L'individu appelé peut se désister ou accepter de servir l'État.
L'individu qui accepte de servir l"état, passe un examen de logique pour s'assurer qu'il possède le minimum vital de ressources intellectuelles.
(Ce qui n'est même pas le cas avec notre système actuel)

Si l'on peut confier au hasard le choix de juges qui auront droit de vie ou de mort sur une personne, l'on pourrait très bien confier au même hasard le choix des administrateurs qui iront dormir au conseil d'administration d'une commission scolaire, d'une ville ou d'une assemblée nationale.

Voilà une solution on ne peut plus démocratique (chances égales pour tous) et qui ferait économiser des millions.

Le directeur général des élections et toutes sa bureaucrasserie est remplacé par un petit comité de sages qui rédige les examens de qualifications aux postes de "civil servants".
Évidemment les examens de qualifications seraient pondérés et adaptés aux postes à pourvoir.



dimanche 16 août 2009

Transformer l'état providence

Transformer l'état providence passif et distributeur de prestations égalitaires en un état attentif et sélectif, dispensateur d'équité des chances.

Égalitaire ou équitable:
Un service de garderie à 7$ par jour pour tous est égalitaire, mais loin d'être équitable.
Une pension de 500$ pour tous les vieux de 65 ans et plus est égalitaire, mais loin d'être équitable; c'est même en contradiction avec la charte des droits et libertés qui interdit toute discrimination fondée sur le sexe, la couleur ou l'âge.

Premier principe:
À l'exception de l'handicapé physique ou mental, personne n'a de droit systématique et automatique à une prestation d'aide sociale.

Deuxième principe:
Chaque individu a droit à l'équité des chances.
L'objectif étant de donner aux individus les moyens de faire face aux aléas de la vie et moyens n'est pas synonyme de prestation.
L'équité des chances ne consiste pas seulement à compenser au départ des inégalités de la nature ou les disparités de fortune: elle vise à redonner de façon permanente des moyens de se remettre sur les rails de l'existence.
Insertion ou ré-insertion est le mot clé.

Équité des chances impliquera forcément discrimination sur la forme et la durée de l'aide requise pour mener à terme le processus d'insertion.
Le programme d'insertion devra être personnalisé, ajusté à la situation et au parcours de la personne.

mardi 2 juin 2009

L'immigration pour enrichir le Québec, dites-vous?

Combien d'immigrants avons nous besoin?
Quel type d'immigrant avons nous besoin?
Comment accueillir et intégrer les immigrants?
Existe-t-il un seuil où la population d'un pays peut se suffire à elle-même?

Commençons par examiner cette dernière question.
Existe-t-il un seuil où la population d'un pays peut se suffire à elle-même?
Force est de constater que la richesse d'un pays n'est pas fonction de sa taille. Dans les faits, le niveau de vie d'un pays serait plutôt en fonction inverse de sa population. Plusieurs petits pays de quelques millions d'habitants comme la Suisse, la Norvège, le Danemark ont de très hauts niveaux de vie alors que de très grands pays comme l'Inde, la Chine ou le Pakistan ont des niveaux de vie inférieurs. Le nombre d'habitants d'un pays est un facteur de puissance certes, mais n'est pas un facteur de richesse individuelle. Dans chaque pays l'espace et les ressources sont limités. Il semble que l'équation (ressources d'un pays /divisées par son nombre d'habitants) se justifie.
Dans un pays donné, plus vous serez nombreux à partager la ressource plus vous serez pauvres.
C'est ce que les statistiques démontrent. Il n'y aurait donc aucun avantage, en termes de niveau de vie, à accroître la population du Québec. Si la population du Québec doit croître, elle doit le faire pour d'autres raisons, entre autres pour assurer sa pérennité. Alors l'immigration qui ne s'intègre pas à nos us et coutumes joue contre notre pérennité.
Que penser du taylorisme-bouchardeux qui affirme que c'est nous les Québécois qui devons nous adapter aux immigrants?

Combien d'immigrants avons nous besoin?
Aucun, 1000, 10 000, 100 000 ou un million, toutes les réponses sont bonnes.
Si nous sommes pressés de devenir une minorité, 1 million d'immigrants règlerait notre cas en quelques années.

Quel type d'immigrant avons nous besoin?
Nous devons sélectionner des immigrants qui viennent combler un besoin démontré de main d'œuvre qualifiée.
Par souci d'équité, nous ne devrions accepter que des immigrants provenant de pays ayant un niveau de vie équivalent au nôtre. Autrement, notre sélection de main d'œuvre qualifiée viendra appauvrir un pays déjà pauvre.
De toute façon, si le dicton: "l'immigrant enrichit le pays d'accueil" est vrai; forcément l'émigrant appauvrit son pays d'origine.
Comment accueillir et intégrer les immigrants?
Pour les accueillir devons-nous dérouler le tapis rouge?
Certainement pas, à moins que vous ne soyez un partisan du taylorisme-bouchardeux.
Pouvons-nous faire quelque chose pour intégrer l'immigrant?
Absolument rien à faire, c'est l'immigrant qui s'intègre de lui-même ou qui choisit de s'exclure de sa société d'accueil en vertu de notre trudeau concept de multi-culturalisme.

dimanche 31 mai 2009

Le scandale des bonis dans nos sociétés d'Etat

Plusieurs de nos grandes sociétés d'État dont Hydro-Québec, Loto-Québec et la Société des Alcools pour en nommer quelques unes ont instauré des programmes incitatifs de mobilisation avec primes au rendement pour les hauts dirigeants, les cadres et les employés. La prime au rendement est basée sur l'atteinte d'un certain profit annoncé au budget de la société selon l'équation:

Revenus - Dépenses = Profit.

À noter que dans ces sociétés en situation de monopole, les revenus sont surtout influencés par des décisions politiques et les dirigeants ont peu ou pas d'influence sur le niveau des revenus.

Puisque ce boni est appelé prime au rendement, on devrait normalement évaluer le rendement de chacun.

Pourtant, une portion importante du montant de la prime est calculé à partir d'un sondage interne sur Internet, ou l'employé s'auto-congratule en répondant à une vingtaine de questions insignifiantes comme:

Êtes-vous mobilisé?

Aimez-vous votre employeur ?

Il est bien évident que tous ont droit au boni.

Qui prépare le sondage donnant droit au boni?

Le groupe Secor

Qui est le groupe Secor ? (Parmi les récents associés, on retrouve Alain Cousineau, directeur général de Loto-Québec et Raymond Bachand, notre actuel ministre des Finances,...)

Le même sondage est revendu à plusieurs de nos sociétés d'État.

Pourquoi un certain groupe de fonctionnaires peut-il profiter d'un tel avantage "capitaliste" alors qu'ils ne prennent aucun risque. C'est une injustice flagrante vis-à-vis des autres salariés de la fonction publique, professeurs, infirmières qui ne travaillent pas dans des sociétés d'État dites sociétés commerciales. C'est surprenant que ces mêmes sociétés, attribuent la prime même sans avoir atteint les objectifs de vente, c'est ce qui est arrivé à Loto-Québec, il y a deux ans.

Il faut transformer cette parodie de mobilisation en un véritable incitatif au rendement.

Tout d'abord, il faut éliminer la composante revenu dans le calcul du boni et ne tenir compte que de la composante dépense.

Le boni devrait se calculer sur la réduction de la dépense, non pas par rapport au budget de dépenses mais par rapport aux dépenses de l'année précédente.

Ainsi la règle serait simple, 50% du montant de la diminution de dépense d'une année sur l'autre serait réparti aux employés méritants, c'est à dire aux employés ayant un rendement satisfaisant. Il faudra évidemment mettre en place un véritable processus d'évaluation du personnel.

Il faut noter que ce mécanisme basé sur la réduction des dépenses, donnera des bonis faramineux les premières années du régime, mais l'injustice s'estompera graduellement.

Dans le cas le Loto-Québec qui a des frais administratifs de 9.5% de ses revenus, alors que des sociétés d'Ètat comparables ont des frais de 2.5%, les économies de dépenses potentielles sont de 7% sur 3 milliards $ ( soit 210 millions $), donc 105 millions $ à partager en bonis.

Vite une loi pour obliger toutes les sociétés d'État à faire approuver leur plan incitatif de rémunération et pas seulement à la Caisse de dépôt!

jeudi 21 mai 2009

Le droit de choisir l'école de ses enfants

Tous les parents, pauvres comme riches, devraient pouvoir choisir l"école qu'ils jugent la meilleure pour leurs enfants.
Comment mettre en place un système d'instruction équitable?
1. Abolir toutes les subventions aux écoles privées.
2. Abolir toutes les subventions aux écoles publiques et commissions scolaires
3. Abolir les élections de commissaires et les taxes scolaires.
4. Permettre aux commissions scolaires, si elles le désirent, de se transformer en coopératives ou en sociétés publiques ou en sociétés privées sans but lucratif.
5. Permettre aux écoles d'une commission scolaire de faire scission et devenir des sociétés ou  écoles  autonomes.
Tous ces organismes d'enseignement, peu importe leur forme juridique, facturent les parents pour les services rendus.

Les parents choisissent leur école, privée ou publique, et paient pour l'instruction de leurs enfants.
Note:
Nous assumons que l'éducation est la tâche des parents, que l'état n'est pas qualifié pour éduquer nos enfants.

Comment les parents moins bien nantis pourront-ils s'offrir les services d'instruction devenus honéreux?
La mise-en-œuvre d'un système d'instruction équitable.
Un nouveau concept:
L'argent doit suivre l'enfant via la carte étude. (Carte de crédit d''impôt remboursable)
Cette carte étude est émise par une agence de crédit gouvernementale. Cette carte étude est utilisable dans tous les établissements scolaires accrédités par le gouvernement.
Le parent utilise sa carte étude pour payer tous les frais de scolarité de ses enfants, allant des frais de garderie jusqu'à l'université. Mensuellement, le parent détenteur de la carte étude reçoit son relevé de compte et acquitte son solde. Si l'instruction devait être totalement gratuite pour tous, la totalité des montants acquittés seraient réputés être des impôts payés au Ministre du Revenu et seraient pris en compte dans la déclaration de revenus du contribuable. Cependant l'instruction n'est pas présentement totalement gratuite et seulement un pourcentage de la carte étude ne devrait donner droit à un crédit d'impôt remboursable. Ce pourcentage devrait tenir compte des moyens de payer du contribuable et serait modulé sur ses revenus.
À titre d'exemple, le crédit d'impôt remboursable serait de 1% pour un revenu annuel de 1 million et plus et il serait de 99% pour un revenu annuel de 20 000$. Autrement dit, le très riche paie 99% de ses études et le très pauvre 1%. Le crédit d'impôt remboursable serait modulé entre ces 2 extrêmes.

Avantages de la carte étude:
Faire payer les riches.
Pauvres comme riches peuvent s'offrir l'école privée.
Les écoles publiques deviennent aussi performantes que les écoles privées.
Simplicité de mise en oeuvre:
Infrastructure gouvernementale minimale.
Élimination des taxes scolaires et de toute la bureaucratie de taxation.
Les subventions du gouvernement aux commissions scolaires et aux écoles privées sont éliminés.

Fin d'un privilège de riches.
Les écoles, collèges et universités deviennent et doivent devenir performants. Les frais de scolarité sont modulés selon les coûts réels, la réputation, l'offre et la demande.
La carte étude permettra à tous, pauvres comme riches, d'accéder à tous services d'instruction disponibles au Québec, que ces services soient offerts par des commissions scolaires, des sociétés gouvernementales, des écoles privées ou des coopératives scolaires.

dimanche 5 avril 2009

Régistre des armes à feu

Pourquoi deux registres des armes à feu ?

Le gouvernement fédéral sous la direction de Jean Chrétien, a dépensé quelques deux milliards de dollars pour établir une simple liste de propriétaires d'armes à feu. Il est difficile de croire qu'un projet faisant appel à une technologie aussi simple puisse engloutir une telle somme d'argent. Ce projet devait au départ coûter quelques millions de dollars et faire ses frais.

Je ne veux pas discuter ici de la pertinence du registre des armes à feu, mais de la pertinence d'avoir deux registres d'armes à feu. Depuis déjà fort longtemps, chaque province à déjà un registre qui ferait très bien l'affaire!

Plusieurs types de projectiles sont déjà inscrits dans les registres des provinces et tous ces projectiles causent beaucoup plus de dommages que les armes à feu. Le fait que ces projectiles soient enregistrés ne semble réduire ni le nombre ni la gravité des dommages. Cependant, il faut admettre que l'enregistrement des projectiles aide à déterminer et localiser les responsables des dommages.
Qu'est-ce qui distingue ces projectiles déjà compilés aux registres des provinces de ceux que le gouvernement fédéral tente de compiler à grand frais dans son propre registre ?

Le poids, tout simplement le poids.
Le projectile de l'arme à feu pèse quelques grammes alors que les projectiles déjà compilés aux registres provinciaux pèsent quelques centaines de kilos et dans certains cas quelques tonnes.

Dans les deux registres, on compile des noms, des adresses, des numéros d'assurance sociales, des permis de conduire et des projectiles de toutes sortes associés à ces données personnelles.
On parle ici, vous l'avez deviné, du registre d'immatriculation des véhicules (automobiles, motocyclettes, motoneiges, quads, remorques) établi dans chacune des provinces.
Il suffirait d'ajouter au registre de la province, une nouvelle classe de projectiles, les armes à feu.


Le registre d'arme à feu unique offre de nombreux avantages:

Les bureaux d'enregistrement à travers toute la province sont déjà bien établis et faciles d'accès.
La banque de données répertorie déjà plus de 4 millions de noms et adresses. L'ajout des armes à feu impliquerait des coûts de mise en service quasi nuls et possiblement une source de profit pour la province.
En visant la plaque du gros projectile, le policier sait automatiquement si le gros projectile est susceptible de transporter un petit projectile.

Cette solution est probablement trop simple pour retenir l'attention de nos politiciens.
Cette solution n'ajoute rien ou presque à la bureaucrasserie gouvernementale.
Cette solution ne demande pas la création d'une nouvelle agence; donc pas d'occasion de nominations partisanes.
Cette solution ne nécessite pas de nouvelles infrastructures présumément de hautes technologies; donc pas d'occasion de contributions occultes aux caisses de partis, contributions élégamment nommées commandites.

Louis Charbonneau
Conseiller en informatique

vendredi 6 mars 2009

Optimisation des ressources

Le vérificateur général du Québec peut exécuter deux types de mandats lorsqu'il fait la vérification de sociétés gouvernementales.
1. Un mandat pour vérifier l'exactitude des chiffres montrés aux états financiers
2. Un mandat d'optimisation des ressources.

Dans le premier cas, le vérificateur se contente de dire que les chiffres montrés sont exacts, que les actifs montrés existent bien, que le total des dépenses est bien de tel montant, mais n'exprime pas d'opinion sur le bien fondé de la dépense.

Dans le second cas, le vérificateur va se poser la question de savoir si la société en a eu pour son argent.
Les gestionnaires ont-ils bien utilisé toutes les ressources de la société en question.
À titre d'exemple
Les dépenses de voyages des dirigeants étaient-elles nécessaires et quel en est le bénéfice pour la société.
Si les dépenses étaient bénéfiques, le vérificateur va se poser une deuxième question, étaient-elles raisonnables dans les circonstances.

Présentement, plusieurs grandes organisations du gouvernement comme Loto-Québec, Hydro-Québec et la SAQ entre autres, ne permettent pas au vérificateur général d'exécuter ce type de vérification.
Ces grandes sociétés d'états qui versent annuellement à leur dirigeants de généreux bonis (faussement nommés primes au rendement) doivent être soumises à une vérification d'optimisation des ressources à la seule discrétion du vérificateur général.

samedi 14 février 2009

Abolir la charte des droits et libertés

Par qu'elle aberration de l'esprit peut-on laisser croire à un peuple qu'il n'a que des droits et des libertés et aucune responsabilité, aucun engagement, aucun devoir.
Et pourtant:
Au droit de l'un correspond le devoir de l'autre.
Le droit de l'un limite la liberté de l'autre.
La liberté sans balise piétine les droits de l'autre.
Un droit est le corolaire d'un devoir.
Le devoir pré-existe le droit.
Il ne peut y avoir de droit sans devoir correspondant.
Le droit est égocentrique, le devoir est altruiste.
Certains droits peuvent devenir des privilèges.
Certains privilèges sont devenus des droits et certains droits doivent devenir des devoirs.
À titre d'exemple, il y a moins de 70 ans, l'instruction était un privilège des biens nantis, récemment ce privilège était devenu un droit, il faudra que ce droit devienne un devoir formel, le devoir de s'instruire, le devoir de devenir autonome.
Chez beaucoup de jeunes, le décrochage scolaire est maintenant vu comme un plan de carrière. Ce n'est pas en renommant ce phénomène: manque de persévérance aux études que nous allons contrer ce fléaux.

Il faut, de toute urgence, abolir la charte des droits et libertés et la remplacer par une Charte des devoirs, responsabilités, droits, libertés et privilèges.

mardi 3 février 2009

Mesure de la performance

Mesure de la performance de nos sociétés publiques et para-publiques.

Pour bien gérer, il faut bien mesurer et il faut bien surveiller.

La transparence est un pré-requis à la mesure de la performance d'une société.

Il faut donc que tous les ministères, sociétés publiques et sociétés subventionnées par le public, publient trimestriellement des états financiers exhaustifs, non seulement des états consolidés mais aussi des états sectoriels par départements, services et activités.
Ces sociétés gouvernementales doivent publier, sur leur site Internet, leurs états financiers en se soumettant aux mêmes règles de divulgation qu'une compagnie cotée en bourse.
Par exemple:
Divulgation des salaires des hauts dirigeants
Divulgation des dépenses de voyages de chacun, (pour réduire les demandes d'accès à l'information)

Voici une liste non exhaustive de sociétés et organismes qui devraient publier des états financiers trimestriels:
La fédération des commissions scolaires. (qui n'est pas soumise aux demandes d'accès à l'information)
La fédération des CEGEP
Les commissions scolaires montrant les résultats sectoriels pour chacune des écoles
Tous les collèges privés et publics
Loto-Québec consolidée et les états de chacune de ses 20 filiales
Hydro-Québec consolidée et les états de ses filiales
La Société des alcools du Québec et les états de ses filiales et résultats sectoriels par magasin.
Les organismes enregistrés qui émettent des reçus de dons de charité,
ce qui comprend les églises catholiques, protestantes, juives, musulmanes et autres.

Les compagnies, associations ou organismes financés en tout ou en partie par des argents d'un gouvernement municipal, provincial ou fédéral.

Les centrales syndicales et chacun de leurs syndicats affiliés

Les fédérations de villes et municipalités
Les municipalités régionales de comté
Les villes
Les municipalités
Sans oublier notre Caisse de dépôts et placements qui devrait publier des états trimestriels comme toutes les banques avec en plus des bilans et résultats par secteurs de placement.

Toutes ces sociétés doivent divulguer les salaires et bonis des hauts dirigeants ainsi que les frais de représentation et de voyage que chacun d'eux a engagés au cours du trimestre.
Le fait de divulguer d'emblée cette information réduira sensiblement le nombre de demandes d'accès à l'information et rendra ces hauts dirigeants conscients de leur dépenses abusives.

dimanche 18 janvier 2009

Imputabilité des Ministres

Si le Ministre nouvellement nommé à la tête d'un Ministère croit qu'il va diriger son Ministère, il se trompe. Avant d'avoir compris les rouages de la gestion gouvernementale, avant d'avoir rencontré, évalué et gagné la confiance des hauts fonctionnaires, il s'écoulera au moins deux ans. Pendant ces 2 premières années, il sera au mieux le chef des relations publiques, mais n'aura pas ou peu d'influence sur la gestion de son ministère.
La troisième année, le ministre a compris les rouages, c'est gagné quelques alliés auprès des hauts fonctionnaires et pourrait effectivement commencer à diriger son ministère. Mais voilà, les élections arrivent vite et il doit reprendre les pirouettes politique pour se faire ré-élire. Il abandonne la direction et retourne aux relations publiques. La quatrième année, année d'élection, il est a toute fin pratique absent de son ministère.
C'est de façon quasi permanente, la dictature des hauts fonctionnaires.

En même temps, on parle de rendre imputable le ministre. Si un pont tombe, il serait le premier coupable de négligence et de mauvaise gestion.

Dans l'entreprise privée, viendrait-il à l'esprit du président, de rendre son directeur des relations publiques responsable de la qualité de la production.

Pour rendre imputable un ministre, il faut mettre fin à la dictature du fonctionnarisme.

Comment ?
1. en prolongeant la durée du mandat à 8 ans.
2. en interdisant la possibilité d'un deuxième mandat.
3. en offrant une année de mentorat au nouveau titulaire du poste.

Donc des élections aux 8 ans à date fixe à la fin de la 7ième année.
La huitième année du mandat est l'année de passation des pouvoirs. Le futur titulaire du poste devient pour un an le dauphin du ministre sortant.

À suivre ...

La peur des mots cause de maux

Pourquoi nomme-t-on Ministère de la santé, un ministère dont tout le budget est consacré à traiter les maladies et maux de toutes sortes? Pas un sous n'est consacré à faire la promotion de la santé. Le ministère de la santé est le ministère qui gère la maladie, il faut qu'il porte un nom correspondant à ses activités. Ce ministère doit être renommé Ministère des hôpitaux et services médicaux.

Un véritable Ministère de la santé, voué à l'éducation et à la promotion de saines habitudes de vie, doit être créé de toutes urgence.

En parlant d'urgence, pourquoi appelle-t-on Urgence-Santé le service d'ambulance qui répond à des urgences d'accidents et de maladies? Il n'y a jamais d'urgence quand on est en bonne santé.
La peur des mots.

Pourquoi appeler écocentre l'endroit où l'on accumule des déchets de toutes sortes?
Il n'y a pourtant rien de moins écologique qu'un dépotoir.
La peur des mots.

Pourquoi la prison est-elle devenue un établissement de détention?
Le nouveau résident de l'établissement de détention est-il moins malheureux que l'ancien prisonnier dans sa prison.
Les millions de dollars dépensés pour refaire les enseignes, changer la papeterie et tous les autres frais associés à ces changements de mots, auraient pu être consacrés à des programmes de réhabilitation et réduire certains maux de notre société bien pensante.

Pourquoi notre aveugle est-il devenu un non-voyant?
Serait-ce que notre société bien pensante soit devenue mal-voyante ?

Pourquoi tous les vieux sont-ils devenus des aînés?
Tous les aînés d'une famille deviennent un jour vieux, mais l'inverse n'est pas vrai.
Tous les vieux ne sont pas des aînés; la preuve, à l'âge de deux ans, à la naissance de mon frère Pierre, je suis devenu l'aîné de la famille et je n'étais pas vieux.

Maintenant que je suis devenu vieux, je profite de toutes sortes de privilèges uniquement justifiés par mon grand âge. Ces privilèges de vieux violent la charte des droits et libertés qui interdit toute discrimination fondée sur l'âge.
Si j'étais encore jeune, je poursuivrais devant les tribunaux tous ces vieux profiteurs.

En 1963, mon frère Martin est né mongol, à ce que le médecin nous disait. Il recommandait fortement à ma mère de le placer dans une institution. Ma mère, ne faisant qu'à sa tête la gardé à la maison et nous l'avons beaucoup aimé.
Dans les années 80, Martin est devenu trisomique 21.
Depuis que la peur des mots l'a fait changé de statut, est-il moins handicapé ?
Heureusement, mongol ou trisomique, il est toujours le photographe officiel et très aimé de la famille.

Et finalement une dernière perle:
Le décrochage scolaire est devenu un manque de persévérance aux études.
Quel grand pas pour l'humanité!

samedi 17 janvier 2009

La bataille du privé-public en santé

Les deux principales composantes de notre système de santé :
les services d'hôtellerie que sont les hôpitaux
les services médicaux rendus par les professionnels de la santé.

Tous les médecins sont des entrepreneurs privés avec place d'affaires et personnel de secrétariat qui facturent le gouvernement à volonté pour services rendus ou non au patient.

Les hôpitaux sont des organismes publics gérés par le gouvernement.

Pour le syndicaliste convaincu, il faut que tous ces "Professionnels de la maladie", mieux connus sous le nom de "Professionnels de la santé", deviennent des employés de l'état et ainsi augmenter les cotisations à son syndicat.
Il ne faut surtout pas que les services d'hôtellerie deviennent une multitudes de petites entreprises privées difficiles à syndiquer et donc peu rentables pour le business du syndicalisme.

Pour les tenants du libéralisme, il faudrait confier la gestion des hôpitaux aux professionnels de la gestion hôtelière, à la chaîne Jaro ou Hilton par exemple.

Pour moi, la première réforme à faire est de cesser de faire croire au patient que les soins médicaux sont gratuits. Il faut que le bénéficiaire du service en connaisse le coût et qu'il en accuse réception.
Il est aberrant de laisser des entrepreneurs privés, facturer le gouvernement à volonté sans aucune preuve des services rendus. Rien n'empêche l'entrepreneur privé de facturer au gouvernement une visite mensuelle alors que vous avez un seul rendez-vous annuel.

La deuxième réforme à faire concerne les services d'hôtellerie.
Peu importe que l'hôpital soit géré par le gouvernement ou par le privé:
Il faut que l'hôpital facture au patient tous les services rendus.
Il faut que le patient accuse réception des services effectivement reçus.
Il faut que le patient acquitte sa facture.
Il faut que la société solidaire rembourse au patient la portion qu'il ne peut pas assumer.
Le différentiel entre la somme acquittée par le patient et la somme remboursée par la société solidaire est ce que l'on appelle le ticket modérateur et ce ticket modérateur existe dans la plupart des pays d'Europe.
Il faut pondérer le ticket modérateur aux revenus du patient; ainsi ce ticket modérateur deviendra-t-il une façon de faire payer les riches.
J'entends déjà que les plus démunis comme les assistés sociaux ne pourront jamais acquitter leurs notes de frais médicaux.
Attendez de voir la mise-en-œuvre avant de monter aux barricades.


La carte d'assurance maladie.
Présentement, la carte d'assurance maladie ou carte soleil est une sorte de carte de crédit spécialisée, utilisable chez certains fournisseurs accrédités par le gouvernement.
Les fournisseurs accrédités sont pour la plupart des médecins, entrepreneurs privés.
Nous utilisons à volonté notre carte de crédit chez tous ces fournisseurs de services accrédités et le gouvernement rembourse à l'aveuglette et en totalité notre carte de crédit. Je dis à l'aveuglette car, nous les détenteurs de la carte, n'avons jamais accusé réception d'un service quelconque.
Le gouvernement émet à chaque mois des milliers de chèques à tous ces entrepreneurs privés.

La mise-en-œuvre d'un système de santé équitable.
Un nouveau concept:
L'argent doit suivre le patient via sa carte médicale.
La carte médicale est émise par une agence de crédit gouvernementale et/ou par des émetteurs de cartes de crédit privés. Le patient choisi son émetteur de carte médicale. Cette carte médicale est utilisable chez tous les fournisseurs accrédités par le gouvernement (tous les médecins et tous les hôpitaux). Mensuellement le détenteur de la carte médicale reçoit son relevé de compte et acquitte son solde au pro-rata de ses revenus. À titre d'exemple, le pro-rata serait calculé sur le revenu moyen des 5 dernières années. Celui dont le revenu moyen excède 2 000 000$ rembourse à 100% sa carte médicale. Celui dont le revenu moyen est sous le seuil de la pauvreté rembourse ,01% de sa carte médicale.

Avantages de la carte médicale:
Faire payer les riches.
Ticket modérateur pondéré à la capacité de payer du patient.
Contrôle implicite de la facturation abusive.
Simplicité de mise en œuvre.
Infrastructure gouvernementale minimale pour assurer une concurrence avec les émetteurs de cartes privés.
Les milliers de remboursements mensuels aux entrepreneurs privés sont remplacés par des virements aux émetteurs de cartes médicales.
Le gouvernement informe les émetteurs de cartes médicales du pro-rata à percevoir du détenteur de la carte.
L'émetteur de la carte peut départager les responsabilités de paiements et voir à la perception comme toutes les autres cartes de crédit qu'il émet.

Fin de la médecine à 2 vitesses.
Du fait que les hôpitaux peuvent maintenant facturer pour tous les services rendus, ils peuvent passer en mode haute vitesse puisque leurs revenus s'ajusteront automatiquement aux services rendus donc à leur dépenses. Fini la dictature bureaucrassique du budget.

Fin de la médecine à 2 vitesses. (bis)
Certains prétendent que l'expression "médecine à deux vitesses" fait référence au fait que les riches pourrait se faire traiter plus rapidement que les pauvres. C'est vrai qu'un premier ministre peut toujours aller se faire traiter à la clinique Mayo et nous n'avons aucun moyen d'empêcher ça; qu'une vedette de la TV se fasse traiter dans un bateau-hôpital haute technologie, amarré dans le port de Montrèal et nous n'avons aucun moyen d'empêcher ça
et aucun avantage de le faire.

La carte médicale permettra à tous, pauvres comme riches, d'accéder à tous services de santé disponibles au Québec, que ces services soient offerts par le gouvernement ou par des entrepreneurs privés.
Encore là, mort à la médecine à deux vitesses peu importe la définition que vous en donnez.

mercredi 14 janvier 2009

La médecine à deux vitesses expliquée

Le système québécois de services médicaux connu sous le nom de système de santé, comporte 2 composantes principales: les services professionnels et les services d'hôtellerie que sont les hôpitaux.
Les services professionnels sont rendus par des entrepreneurs privés, les médecins, rémunérés à l'acte. Plus ils sont rapides et efficaces, autrement dit, plus ils vont vite, plus ils gagnent de l'argent.
Les services d'hôtellerie sont rendus par des hôpitaux, propriété du gouvernement et gérés selon un budget décrété par la bureaucrasserie gouvernementale. Pour rencontrer son budget, le directeur doit réduire ses coûts d'exploitation, donc ralentir les services, fermer les salles d'opération le soir et les weekend, etc. En résumé, plus son hôpital va lentement, mieux se portera son budget et il deviendra un administrateur performant, admiré et promu.

En résumé, l'hôpital doit aller lentement pour respecter son budget et le médecin doit aller vite pour payer sa grosse maison.

Remarquez que la bureaucrasserie tente de synchroniser les deux composantes en ralentissant les médecins par l'imposition de quotas de facturation. Lorsque le professionnel atteint un certain seuil de revenu, son tarif de facturation est réduit.

Voilà la médecine à deux vitesses démystifiée.